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segunda-feira, janeiro 08, 2007

PROVEDORIAS NO LE MONDE

Na sua segunda crónica a provedora (médiatrice) do Le Monde inquiriu a redacção sobre o que esta pensa do "contrato de leitura" que existe entre os leitores e o jornal. A nova provedora sucede a Robert Solé que exerceu o cargo durante 8 anos.

"Le 17 décembre 2006, promesse avait été faite ici d'expliciter l'implicite, c'est-à-dire le "contrat de lecture" passé de facto entre Le Monde et ses lecteurs. Attendu que les engagements des lecteurs sont remplis dès lors qu'ils achètent le journal, il s'agissait d'enquêter auprès des rédacteurs sur le sens qu'ils donnaient à leurs propres engagements. A quoi se sentaient-ils obligés par ce "contrat"? La réponse semblait facile. Le Monde n'avait-il pas publié, en 2002, un "Livre de style", réédité en 2004, version interne de la "bible"? Sur 210 pages étaient gravées toutes les règles pratiques et déontologiques que la rédaction est censée respecter. D'ailleurs, le terme "contrat de lecture" avait été employé, pour la première fois, par Edwy Plenel, alors directeur de la rédaction, dans la préface de l'édition 2002. C'était sous-estimer l'ampleur de la remise en question vécue par Le Monde, comme par toute la presse, depuis quelques années. Des quelque trentecollègues interrogés, toutes fonctions et secteurs confondus, deux seulement se référeront au "Livre de style" – et pour éluder la question. Quant au terme même de "contrat de lecture", il ne suscite qu'un sourire perplexe.

Cinqans ont passé et une autre référence s'impose, celle d'un engagement beaucoup plus lointain, pris, le 19 décembre 1944, par Hubert Beuve-Méry, fondateur du journal, dans son premier éditorial : "Assurer aux lecteurs des informations claires, vraies et, dans toute la mesure du possible, rapides, complètes." Sous une forme ou une autre, paraphrasée, parfois tronquée, cette phrase revient, du haut en bas de la hiérarchie, des plus jeunes aux plus anciens." (...)

Véronique Maurus
Article paru dans l'édition du 07.01.07.